Et toi tu me dégèles
Quand tes mains brûlantes
Sur mon corps froid se posent.
En plein milieu de la nuit
Au moment où le vent est glacial
Mon sang se durcit
Mes désirs s'évanouissent.
Avant d'être totalement figée
Le souvenir revient me perturber
Dérangeant ma cervelle morcelée
Je suis juste folle alliée.
Mal être dans cette peau ramolie
L'idée seule de toi me détruit
Le mal que tu me fais, pas même mon âme ne l'oublie
En croquant mes veines tel un vampire affamé.
L'autre en face de moi me sourit
Menteur, trompeur, il me fuit
Fait tout pour que dans ses bras j'aterrisse
je parais comme une proie trop facile pour lui.
Le sang s'écoule sur mes bras écorchés
Où seule la souffrance passagère arrive à s'échapper
Non celle de la démence et de la mélancolie
Juste celle de la peur des nuits.
Toujours inerte dans ce sac qui ne semble plus être le mien
Toujours ahurie par la source de mes chagrins.
Je prie Lucifer de me tancher en plus petits morceaux
Car comme souvent on dit, on soigne le mal par lui .
Les bouts de ma chair tombent doucement
Je ne suis plus humaine, mais seulement un monstre vivant
Et quand la chaleur de ton corps vient me bercer
Je me sens peut être plus en sécurité.
Désormais décomposée par la vie
Je peux sentir mon âme quitter ce corps meurtri
Et n'ose même pas savoir
Si la mémoire de mon passage demeurera dans ton esprit . . .
Melancholia melodia